Pourquoi créer un climat propice à la collaboration ?

Nous aspirons tous à faire partie d’un groupe où la chimie opère, où chacun se sent à sa place, où l’ambiance est positive et favorable aux échanges constructifs. Lorsque nous avons ce privilège, nous bénéficions des bienfaits positifs du travail d’équipe: nous prenons plaisir à participer, nous sommes motivés et sentons la plus-value de collaborer avec les autres.

Malheureusement, nous avons tous un jour ou l’autre, vécu le contraire. Que ce soit causé par des situations conflictuelles, des attitudes négatives, des styles de gestion ou des contextes organisationnels étouffants, il n’en demeure pas moins que le climat dans un groupe est déterminant dans notre volonté de contribuer ou non aux échanges.

Pour favoriser un climat propice à la collaboration, une piste intéressante consiste à accorder une attention particulière au fonctionnement du cerveau humain. En effet, considérant la logique du « cerveau triune» (élaborée par le neurobiologiste Paul D. MacLean), pour avoir accès à nos facultés cognitives situées dans le cortex, responsable de l’orchestration des pensées, de l’apprentissage et de la réflexion, il faut d’abord ĉonsidérer le cerveau reptilien, responsable de la survie en étant rassurés et ensuite le cerveau limbique, siège des émotions, en éveillant l’intérêt.

Ainsi, en tant que gestionnaire ou formateur/trice à la tête d’un groupe, nous pouvons considérer ces éléments dans la planification de nos séances de travail de groupe.

En premier lieu, pour rassurer nos participants (cerveau reptilien), nous pourrions simplement prendre le temps d’accueillir nos participants. Cela peut sembler aller de soi, mais parfois, nous avons tellement d’éléments à couvrir que nous avons tendance à plonger immédiatement dans la tâche.

Pourtant, une étude publiée par l’Association for psychological science (2012) stipule à cet égard que le stress augmente chez des gens lorsqu’ils se trouvent dans un groupe dans lequel personne ne reconnaît leur présence par un signe physique, que ce soit un simple regard ou une salutation.

En second lieu, pour susciter la motivation (cerveau limbique), nous gagnerions à considérer la dimension affective des participants. Pour ce faire, prendre le temps, en début de séance, d’éveiller leur intérêt quant au thème donné peut favoriser leur engagement.

En effet, expliciter le but commun recherché, souligner l’importance de l’apport de chacun, rappeler que « personne n’est plus intelligent que nous tous ensemble » ou encore, faire appel à leurs émotions par des images fortes ou analogies pour introduire le sujet abordé font partie de l’éventail des stratégies possibles pour créer de l’engouement chez nos participants.

En somme, créer un climat propice à la collaboration en accordant une attention particulière au fonctionnement du cerveau humain, facilite l’accès aux facultés cognitives de chacun. Nous pouvons ainsi générer ensemble des réflexions plus approfondies et aspirer à des solutions de meilleure qualité.

Sources:

Rosée Morissette, Accompagner la construction des savoirs (2002).

Dyvia, Menon, Association for psychological science: http://www.psychologicalscience.org/index.php/news/releases/being-ignored-hurts-even-by-a-stranger.html


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